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daniel houmbouy air calédonie

Daniel Houmbouy aux commandes d'Air Calédonie

Tourisme
Économie
CCI Info n°296 juin-juillet 2023
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Directeur général délégué à la Sodil, puis directeur général du Port autonome, il est, depuis novembre 2022, le nouveau directeur général d’Air Calédonie. Rencontre avec Daniel Houmbouy, humble mais ambitieux enfant d’Ouvéa, qui entend ramener la compagnie aérienne domestique à l’équilibre d’ici à 2025.

 

Que représente votre nomination à la tête de la compagnie ?

Daniel Houmbouy : C’est un challenge ! Les enjeux économiques, sociaux et politiques liés à Air Calédonie sont forts, d’autant plus dans le contexte post-Covid. Néanmoins, considérant mon parcours – à la Sodil où j’ai participé au développement d’Air Loyauté, puis au Port autonome –, je suis prêt à assumer cette fonction et à poursuivre le développement d’Air Calédonie avec un objectif de retour à l’équilibre de 465 000 passagers sous deux ans.

 

Une nouvelle page de l’histoire de la compagnie s’ouvre, quels en seront les prochains chapitres ?

D. H. : Je mesure l’ampleur du chemin parcouru par Air Calédonie et mon objectif est de porter un projet d’entreprise toujours plus ambitieux, selon la feuille de route rédigée par l’équipe en place. L’axe majeur est de poursuivre les améliorations dans tous les domaines : relation client, nouveaux services, développement durable, numérique, tourisme, etc.

 

En matière de tourisme, précisément, quels sont vos projets ?

D. H. : La compagnie, en tant qu’outil de développement, a à cœur d’accompagner ce secteur. Air Calédonie et Aircalin ont signé, en mars, un accord de partage de codes. Les clients internationaux peuvent désormais acheter leurs billets domestiques sous numéro de vol Aircalin et réserver en une seule fois un itinéraire Paris-Lifou, par exemple. Grâce à cet accord, Air Calédonie est visible à l’international. C’est une étape importante qui nous impose de nous adapter à de nouveaux standards et donc, d’évoluer. Mais l’objectif final reste de proposer des vols en connexion directe à Tontouta, de bord à bord. Des discussions ont lieu, une volonté politique existe.

 

Quelles sont les contraintes auxquelles est confrontée Air Calédonie et quelles stratégies sont mises en place pour les contourner ?

D. H. : Les contraintes sont surtout liées à l’exploitation. Certaines pistes sont courtes, nous obligeant à limiter l’emport, ce qui pénalise les passagers, et à solliciter davantage nos appareils, ce qui alourdit les maintenances. À Ouvéa, par exemple, nous embarquons 50 passagers sur 70 sièges disponibles. Les effets saisonniers de la demande complexifient aussi parfois l’exploitation, surtout quand la météo se dégrade...
La compagnie est préparée à ces situations et les ATR 72 sont adaptés, mais la taille de la flotte ne nous permet pas toujours l’agilité suffisante pour y répondre. La prochaine étape, si les conditions économiques sont favorables, sera d’étoffer la flotte avec un ou plusieurs petits appareils. Ils permettraient par ailleurs de créer des circuits touristiques entre Poé, l’île des Pins et les Loyauté, par exemple. Plusieurs scénarios sont à l’étude, notamment en vue de l’ouverture de l’hôtel Wadra Bay à Lifou.

 

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